MALAK MATTAR

EXPOSITION DES OEUVRES

DE MALAK MATTAR

MARIE DU 1° ARRONDISSEMENT LYON

DU 24 AVRIL AU 5 MAI 2018

affiche expo ERAP

Clip des oeuvres de Malak Mattar par Eitam Zltman

 

 

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Clip des oeuvres de Malak Mattar par Gérard Pauchet

 

 

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Malak MATTAR est une jeune artiste palestinienne de Gaza. Elle a 17 ans, 2 frères et 2 sœurs. Sa mère est enseignante. Elle a commencé à peindre dès l'âge de 14 ans et poursuit parallèlement ses études. Elle a commencé à peindre des toiles qui représentent le plus souvent l'expression de la souffrance du peuple palestinien. Elle a participé à plusieurs expositions locales et a présenté une exposition à elle seule à Gaza. Son travail sera bientôt présenté au Royaume Uni où elle a transmis par mail l'ensemble de ses œuvres.


Sa dernière toile, une femme et un message qu'elle adresse à ses "followers" pour la nouvelle année : " De Gaza, mes vœux de nouvelle année pour le monde. Je dédie ce tableau à mon pays et à ses habitants, dont la souffrance est constante.  J'espère que cette nouvelle année permettra aux populations autochtones de bénéficier de mesures de justice" 


Concernant le tableau :" Son visage brille de rouge et de vert, les couleurs de la Palestine. Elle porte une colombe, le symbole universel de la paix. Son collier est un arc-en-ciel, le signe d'inclusion. Et le bleu profond de ses yeux représente la mer sur laquelle nous espérons naviguer un jour afin de nous joindre au reste de l'humanité libre et égaux.

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Mon poème est associé à ce tableau.

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Ce n’était pas un cauchemar.

Le matin, j’ai ouvert les yeux.

Ce n’était pas comme n’importe quel matin.

Tout autour de moi semblait flou.

Je pensais que ma famille dormait, mais ce n’était pas le cas.

Je pensais avoir un abri, mais je ne l’ai pas fait.

Je pensais avoir des amis, mais je ne l’ai pas fait.

Je pensais avoir fait un rêve, mais je ne l’ai pas fait.

Je pensais avoir une poupée, mais je ne l’ai pas fait.

Je pensais qu’il y avait un jardin, mais il n’y en avait pas.

Je pensais que la mer était bleue, mais ce n’était pas le cas.

Tout était silencieux comme une menace, sauf la mort et le son  de mes pieds. J’étais en train de courir comme s’il y avait une destination, mais la mort me poursuivait et je voulais m’assurer que je vivais encore. J’ai découvert un lac. C’était comme un miroir flou dans lequel j’étais réfléchie. Je me suis touchée comme un aveugle, et j’ai vu mon visage aussi gris que la couleur de la poussière. Et mes cheveux étaient aussi rouges que la couleur du sang

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